blason accueilRésumé de filiation du Guilguiffin

● 2 Villages préhistoriques
● 1 Camp Romain dont il reste des vestiges
● La famille du Guilguiffin qui sembles s'être éteinte au XIVème siècle
● Au XIVè Guillaume de TYVARLEN construit une maison forte
● En 1580, Jean de PLOËUCépouse Anne de TYVARLEN ● En 1750 Nicolas Louis Marquis De PLOËUC fit construire l'actuel Château à l'emplacement du précédentqu'il fit raser
● Au milieu du Château s'élevait un donjon couvert de plomb qui fut supprimé en 1797.
● La chapelle s'est écroulée en 1847
● A la mort du Marquis De PLOËUCa fille Jeanne Rose hérita du Guilguiffin et épousa Le COMTE CONEN De Saint LUC
● Son Fils Gaston CONNEN de Saint LUC,n'ayant pas de descendant, Laissa le Guilguiffin au neveu de sa femme, le Baron André FOY.
● Sa fille Hermine FOY épouse Philippe DAVY qui reprend les parts familiales et se lance dans la restaurationde cette propriété à l'agonie.

Historique du Guilguiffin

Au tout début 2 villages préhistoriques (Sur les terres du Guilguiffin, Monsieur Le Comte de SAINT LUC a recueilli au milieu d'anciennes substructions, trois urnes en terres brunes et des fragments de bronze témoignant de cette présence, elles sont déposées au Musée de Quimper).


Suivra 1 camp Romain avec une voie Romaine dont il reste des vestiges.L'ancienne voie de Civitas- Aquilona, traversait Landudec de l'Est à l'Ouest. Elle devait suivre la direction allant de la porterie du Guilguiffin jusqu'à Guenforch où elle obliquait vers le Nord. Reprenant ensuite la direction occidentale, elle venait traverser le bourg au midi de l'église et passait près de l'ancien presbytère, puis au nord de Lanrien et de Kerverret.


Puis apparaît une famille du Guilguiffin qui semble s'être éteinte au XIVème siècle, et c'est un cadet de TYVARLEN, Guillaume De
TYVARLEN issu d'une très ancienne lignée dont une résidence était à Landudec, qui s'établit au manoir du Guilguiffin pour y construire une maison forte assez importante. Famille puissante dans la région.


En 1580, les Seigneurs De TYVARLEN propriétaires du Château du Guilguiffin s'allièrent aux Seigneurs De PLOËUC par le mariage de
l'aînée des quatre filles de Nicolas de TYVARLEN et Louise de ROSMADEC. Anne de TYVARLEN se marie avec Jean De PLOËUC,
Seigneur de BREIGNOU, Partisan de la Ligue qui regroupe les catholiques extrémistes opposés à l'accession de Henri IV sur le trône de France. Il était également le frère cadet de Vincent IV, Sire De PLOËUC.


maison de ploeucCette Famille De PLOËUC, dont le patronyme PLOËUC vient d'un nom de terre, de Ploëuc-surlié (22) . La tradition prétend qu'elle descend des Rois de Bretagne ou d'une branche des Penthièvre, et plus sûrement des Comtes du Poher. Le blason de la famille, vair d'hermine, à trois chevrons de gueules, dont la devise est l'âme et l'honneur.


En 1590 Jean De PLOËUC participe à une expédition militaire dans l'actuel département des Côtes d'Armor. Les troupes royales de la garnison du château de TONQUEDEC défont les Ligueurs, font prisonnier Jean De PLOËUC, qui succombe à ses blessures.


En 1597 peu de temps après, sa veuve Anne De TYVARLEN, reçoit la visite au Guilguiffin du redoutable ligueur La Fontenelle qui se vante devant elle de pouvoir enlever Quimper, aux mains des royaux, à sa guise. Elle prévient aussitôt le Gouverneur de la ville, qui organise la défense en conséquence. Ainsi Quimper doit une fière chandelle à la Dame du Guilguiffin.
Leurs descendants continuèrent à habiter cette maison forte les siècles suivants.


A la fin du XVIIème son arrière petit-fils, Nicolas Joseph De PLOËUC, Seigneur de Kerharo et du GUILGUIFFIN , en tant qu'aîné, assure la descendance de la lignée et gouverne le Guilguiffin, tandis que son frère cadet François-Hyacinthe De PLOËUC, entre dans les ordres et y fera une carrière brillante puisqu'il est évêque de Quimper de 1706 à 1739.


Entre 1750 et 1760, c'est au fils de Nicolas-Joseph, Jean Louis Armand Fortuné De PLOËUC né en 1694, désormais Marquis De PLOËUC, que l'on doit la démolition de l'antique manoir, et la construction, de l'actuel château, sur les plans de l'architecte Quimpérois
Nicolas POCHIC.


Il fit construire l'actuel château au même emplacement que le précédent, qu'il fit raser. C'est la construction du XVIIIème la plus achevée de CORNOUAILLE. Seul CHEFFONTAINES en CLOHARS FOUESNANT peut lui être comparé, mais ce dernier édifice a une rigidité toute militaire, alors que le Guilguiffin respire l'équilibre et l'harmonie.
La demeure des PLOEUC est une demeure exceptionnelle, l'une des rares de CORNOUAILLE à justifier pleinement son titre de Château.


En 1779 à la mort de son père, l'aîné, Jean-Louis-Armand-Fortuné, devient Marquis De PLOËUC. Hélas, faible d'esprit et de caractère, il ne sera jamais à la hauteur de sa situation et de son rang. Préférant le commerce des petites gens de Landudec à celui de son milieu, inapte aux études, joueur de bombarde, porté sur la bouteille et le cotillon, il est la honte de sa famille. Sa femme, Rose de GESLIN, épousée en 1784 se sépare rapidement de son époux et mène une vie indépendante.


En 1797 fut supprimé un donjon couvert de plomb qui s'élevait du milieu du château.


blason ploeucA partir de la Révolution, la guerre est permanente entre le Marquis et sa famille, c'est-à-dire, outre sa femme, son frère Alexandre, sa tante Louise Du BOIS GUEHE NNEUC, plus tard sa fille unique et surtout son gendre, le Comte Athanase CONEN De SAINT LUC.
Ils n'auront de cesse de récupérer le Guilguiffin, le dépouiller de ses biens et le mettre hors d'état de salir le glorieux patronyme qu'il honore si mal. Tous les moyens sont bons, y compris l'emprisonnement. En 1780 son gendre, Conseiller Général, obtient son
internement à Rennes puis au Mont Saint-Michel. En 1814, Il ne doit sa liberté qu'à la chute de l'Empire après plus de trois années de privation dans des conditions extrêmement pénibles. Pauvre hère, il revient à pied au Guilguiffin.


En 1819 Il obtient la levée de l'interdiction qui l'avait frappé vingt cinq ans plus tôt, et reprend sa vie insouciante, au point, de former le projet d'épouser en 1830 à 67 ans, sa servante Magdaleine Le GALL. Tollé dans la famille, nouvelles procédures judiciaires, où son gendre est de nouveau en première ligne. En définitive, le marquis n'épousera pas la servante mais il poursuit sa vie de liberté entre les bonnes auberges de Landudec et PLOGASTEl SAINT GERMAIN, les plaisirs de la chasse et de la musique bretonne.
En 1843 il s'éteint à l'âge de 80 ans.


A sa mort, sa fille Jeanne Rose hérita du Guilguiffin et épousa le Comte Athanase CONEN De SAINT LUC. Son petit-fils, Fortuné Athanase CONEN De SAINT LUC, ne lui survit que 5 ans.


En 1847, soit quatre années plus tard la chapelle s'écroulait, mais fut relevée la même année.


En 1847 également, c'est donc le neveu de ce dernier, Gaston Emmanuel Marie Louis CONEN De SAINT LUC, qui devient Châtelain du Guilguiffin. Capitaine des mobiles du Finistère, Conseiller général du canton de PLOGASTEL, Député du Finistère de 1885 à 1889, de par ailleurs érudit il a laissé de nombreux travaux sur l'histoire de LANDUDEC et des communes avoisinantes.
I l avait épousé Marie-Emma FUCHS, d'origine alsacienne.
En 1920, il s'éteint Son fils Gaston Emmanuel de De SAINT LUC, lui succéda mais n'ayant pas de descendant, laissa le Guilguiffin au neveu de sa femme Marie Emma FUCHS, Le Baron André FOY.


En 1947, s'éteint le Baron André FOY qui était également Maire de Landudec de 1929 à 1947 (date de son décès),et Conseiller d'arrondissement. Il avait épousé Bernadette TOUCHARD, arrière petite-fille de l'Amiral TOUCHARD qui avait accompagné le Prince de JOINVILLE, chargé de ramener en France les cendres de NAPOLEON.
Son fils , Charles FOY lui succédera.


En 1965, le château se trouve dans un état lamentable.


En 1967, Charles FOY ne pouvant assurer l'entretien du Guilguiffin, céda les parts familiales à son beaufrère, Philippe Davy époux de Hermine FOY, qui se lance aussitôt dans la restauration de cette propriété à l'agonie..

 
Restauration

Elle fut lourde, charpentes, toitures, ouvertures et intérieurs étant intégralement à refaire, elle est aujourd'hui pratiquement terminée pour le château, mais il reste toujours celle des communs et la chapelle interrompue après la tempête de 1987.


Dans un champ au sud-ouest, un vieux colombier à 640 boulins, autrefois privilège nobiliaire, rappelle l'ancienneté des lieux.


Le Parc.
Le premier objectif fut de le tracer en en profitant pour accentuer l'architecture. Il fallut pour cela replacer de nouvelles allées à travers bois et champs, remonter les murs de soutènement, replanter les alignements et empierrer les allées. A tout ceci suivit un programme important de plantations florales.


En 1987, l'ouragan qui sévit en Bretagne n'épargna pas le domaine et détruisit vingt années d'efforts. Bien qu'un dossier fut déposé, et malgré les promesses d'indemnisation du gouvernement, l'état redevable d'une aide de 230 000 Euros ne respectera pas son
engagement.
Après avoir pourtant constaté 800 000 Euros de dégâts et approuvé son indemnisation, le dossier sera aussitôt enterré malgré l'intervention du Ministre du Tourisme de l'époque.
L'assurance quant à elle ne remboursera que 40 000 Euros au titre de "zone sinistrée".


Le propriétaire relançait une seconde fois le défi bien que conscient financièrement de l'aspect irréalisable du projet. Cette dernière tentative ne sera pas vaine puisque après cinq nouvelles années de travaux entièrement dirigés par lui-même et réalisés par le
personnel recruté à cette occasion, le Domaine de Guilguiffin va à nouveau prendre forme. Monsieur DAVY redessine la troisième enceinte prévue au projet initial, et recrée entièrement la structure architecturale pour lui redonner son style régulier originel du XVIIème.


Les bois sont débités puis brûlés, et ce qui ne peut être exploité transporté à la décharge.
Cette nouvelle restructuration et « recréation » du parc tireront parti des récents dégâts.
Certaines zones aux arbres amputés et condamnés sont rasées et dessouchées pour être transformées en parc.


Quelques arbres seront sauvés, d'autres replantés, les terres replacées, nivelées et réensemencées, les murs et piliers reconstruits, les parterres à nouveau dessinés, les fleurs et les arbustes à fleurs replantés :
- 310 Azalées et 520 Rhododendrons (95-96)
- 350.000 Bulbes de Jonquilles, 27 variétés (95-96)
- 5300 hortensias. (97-98)


Aujourd'hui encore, le Château du Guilguiffin témoigne par son ordonnance à la française, ses vastes et nobles proportions, son cadre forestier, de la réussite éclatante, traduite dans la pierre, de l'une des grandes familles aristocratiques de la CORNOUAILLE du siècle de Louis XV.
Une famille dont la dernière demeure, avant de s'éteindre vers le milieu du XXème siècle, fut le château de KERAMBLAIS sur les bords de l'ODET.

Ouverture au Tourisme


De l'agriculture dont vivait la propriété à l'ouverture au tourisme, le choix ne fut pas facile, car si les perspectives semblaient intéressantes, une commercialisation à outrance pouvait avoir des effets désastreux sur tout ce travail.
Le manque de rentabilité de la ferme les dernières années (ceci malgré un élevage de bovins limousins en tête de la génétique française), conduira à la vente du cheptel, le produit de la cession permettant ainsi de terminer l'aménagement des chambres du château, et d'opter pour un tourisme haut de gamme.


L'objectif et le souhait des actuels propriétaires étant de faire partager les plaisirs de cette propriété, tout en veillant à préserver et privilégier L'authenticité, l'espace, le charme, le calme et l'intimité. L'activité se résume aux chambres d'hôtes, réceptions et mariages

 

Le Château du Guilguiffin vous reçoit pour des réceptions-séjours, mariages...

www.guilguiffin-mariages.com

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